






1991 Opel Corsa A phase 2 – 1.2 S Viva 55 cv
Comment acheter une voiture qui n’a pas de côte ?
Il y a un modèle qui aujourd’hui se fait rare, surtout en bonne condition : l’Opel Corsa A, sortie en 1982.
Aujourd’hui, nous nous intéressons à la phase 2, en l’espèce un modèle d’août 1991.
D’abord, il faut comprendre ce qu’est cette voiture et ce modèle : il s’agit d’une Corsa A 1.2 S Viva, 5 portes, boîte 5, carbu. Le modèle a notamment disparu à la période des primes à la casse (Balladurette en 1994, Jupette en 1995, Prime à la casse en 2009 histoire de les achever encore un coup).
Et là, deux marchés se distinguent.
Celui de l’Opel Corsa A, et celui, en Angleterre, de la Vauxhall Nova.
Dans l’un comme dans l’autre cas, cette voiture se fait rare.
Quels sont les points à prendre en compte pour une bonne évaluation du prix d’un tel modèle ?
Bien entendu, le kilométrage et le nombre de propriétaires restent des données importantes. Après avoir regardé l’état du marché en France et outre-Manche, il ressort l’analyse suivante :
– Les voitures à vendre pour restauration ou pour pièces sont affichées à moins de 1000€. Il s’agit de véhicules non roulants, très dégradés ou nécessitant d’importants travaux de carrosserie, de soudure et de restauration.
– Pour les véhicules roulants utilisables, les tarifs oscillent entre 1 500 € et 6 000 €. Cela concerne les citadines, compactes ou berlines (TR) classiques en état correct, pouvant être utilisées au quotidien sans nécessiter une restauration majeure.
– Les versions sportives et finitions spéciales (1300 GT, Sprint, Mexico) présentent un intérêt certain, elles sont affichées entre 10 000 € et 15 000 €.
– Les versions sportives (GTE, GSi) atteignent quant à elles entre 15 000 € et 25 000 € pour des exemplaires en état exceptionnel, avec peu de kilomètres. Elles sont considérées comme les variantes les plus recherchées.
Ce que cette échelle montre
Il y a donc une énorme différence de valeur entre une Corsa abandonnée,et un exemplaire restauré ou préservé dans une configuration recherchée.
À prendre toutefois comme ordre de grandeur du marché britannique, pas comme une cotation directement applicable au marché français.
Le modèle que nous proposons
Le modèle qui est ici présenté chez Steering Wheel roule tous les jours. Il est dans une bonne condition pour son âge, la voiture est propre malgré des traces d’usure du temps qui affectent notamment la carrosserie, qui demeure complète et d’origine.
L’intérieur est vraiment très beau et propre, tissus des sièges, moquettes. Les plastiques ne sont pas fissurés ni fendus.
Toute l’instrumentation de bord fonctionne. Le starter alimente correctement le moteur en essence lorsque son utilisation (hivernale) est requise.
Sur la route, elle se déplace sans aucune difficulté : les reprises sont franches compte tenu de son poids de 790 kg. Les jantes de 14 pouces Ronal offrent une bonne prise au sol, mais le freinage n’en reste pas moins d’époque : l’anticipation est de mise. Quant à la manœuvre générale du véhicule, en circulation et en créneau, cela vous donne l’occasion de pratiquer quelques mouvements de fitness, histoire de maintenir la forme (et votre ligne sur la route).
Ainsi, en prenant en considération l’ensemble des paramètres que nous avons évoqués, il nous paraît cohérent de proposer ce modèle à 2 800 €, en prenant en compte l’état général et la rareté.
Une super bagnole !
Tout pourrait n’être résumé qu’en cette première phrase. Nous l’avons essayé. Nous l’avons réessayé. C’est nous qui allons finir par en acheter une.
Beaucoup l’ont oublié, mais il existait une époque où l’automobile était vraiment pensée pour se déplacer d’un point A à un point B, en toute simplicité, et tout en fiabilité.
Cette Corsa ne présente que des green flags.
Elle est d’abord pratique et ergonomique, idéale pour la ville et pour le stationnement grâce à son petit gabarit.
Elle est ensuite modulable et très spacieuse, qu’il s’agisse du coffre seul ou du coffre augmenté en rabattant les sièges, offrant ainsi un plancher plat qui permet même d’y installer un matelas et d’aller vivre l’aventure en plein air.
Elle est enfin et surtout économique, car les réparations peuvent être réalisées par quelqu’un qui n’a pas des connaissances poussées en mécanique (mais qui doit être tout de même un minimum bricoleur).
Quant à la simplicité, c’est surtout à bord qu’elle s’observe : un compteur de vitesse, la jauge d’essence, la température de refroidissement… et ça suffit. Ni compte-tour, ni même un limiteur de régime. Juste un volant sans direction assistée, cinq sièges (avec seulement des repose-tête à l’avant), un starter, pas d’ABS, pas d’airbag, et c’est parti.
Vous l’aurez compris, nous avons pris beaucoup de plaisir à (re)découvrir ce modèle, qui n’a pas été oublié par les jeunes permis de l’époque, qui se sont, au début des années 1990, exercés à son volant.
Une automobile simple, légère, économique et attachante, dont la valeur ne se mesure finalement pas uniquement à sa côte. Et peut-être est-ce justement cela qui rend les automobiles sans véritable cote particulièrement intéressantes à rechercher.

