






2010 Mini Cooper S R57 – 1.6 THP 175
Nous avons accompagné l’un de nos clients dans la vente de sa Mini Cooper S. Mais est-ce que nous l’aurions achetée pour nous-mêmes ?
La réponse n’est pas aussi simple que « oui » ou « non ».
En guise de bref aperçu du contexte, il s’agissait d’une Mini Cooper S R57 (cabriolet) de 2010, équipée du moteur 1.6 THP de 175 ch (N14), comptabilisant 186 000 km, dans une finition « Hot Spice ».
Notre client, qui en était le 8e propriétaire, souhaitait initialement en obtenir 8 400 € et possédait un nombre important de factures d’entretien et de réparations.
Commençons par ce qui nous a plu sur ce modèle
Son excellent état général, en particulier l’habitacle, qui ne présentait que très peu de traces d’usure. Les sièges, notamment, étaient en très bel état pour leur âge, avec un cuir bien conservé, sans décoloration ni craquelures majeures. Le volant, les garnitures, le tableau de bord et les différents éléments intérieurs étaient également dans un état proche du neuf. Il en allait de même pour la capote, malgré de légères traces d’usure.
Nous avons également apprécié sa configuration : peinture Midnight Black, rétroviseurs extérieurs, poignées de porte, prise d’air de capot et éléments de finition chromés. Les jantes aluminium Web Spoke Composite 98 nous plaisaient particulièrement, tout comme l’ajout de bandes latérales Cooper S, ce qui change des traditionnelles bandes apposées sur le capot. Il ne manquait finalement que le système audio Harman Kardon pour que l’ensemble soit encore plus appréciable.
Et puis il y a le comportement : un véritable kart, le plaisir de rouler à l’air libre et un train avant incisif qui va immédiatement là où on lui demande.
Ce qui nous ferait hésiter en position d’acheteur
Les générations R56 et R57, qui partagent une base technique commune, présentent plusieurs points de vigilance connus, notamment en fonction de la motorisation. Pour autant, il serait réducteur de considérer qu’une R56 ou une R57 rencontrera nécessairement l’ensemble de ces problèmes. Même lorsque certains points de vigilance sont bien documentés, ils doivent toujours être appréciés au regard de l’exemplaire considéré.
Dans le cas de notre client, plusieurs interventions importantes ont été nécessaires au cours des huit mois d’utilisation, principalement autour du moteur et de ses périphériques : couvre-culasse et support de filtre à huile, circuit de refroidissement et pompe à eau, thermostat, bougies, sonde lambda, turbo et catalyseur. Le pare-brise, ainsi que les joints de baie de pare-brise avant et arrière, avaient également été remplacés. Une fuite ponctuelle de liquide de refroidissement restait toutefois à surveiller malgré les réparations effectuées et les vérifications réalisées auprès de différents garages. Un voyant moteur « check engine » était également apparu, accompagné d’une baisse des performances.
Ces éléments sont d’autant plus intéressants à prendre en compte que le véhicule avait été acheté auprès d’un professionnel qui n’annonçait initialement « rien à signaler ».
D’où l’importance de vérifications préalables approfondies !
Et c’est justement là que notre analyse commence.
Une voiture peut avoir une réputation difficile et rester une bonne acquisition. À l’inverse, une voiture réputée fiable peut devenir une mauvaise affaire si son historique est incomplet ou si son état réel est mal évalué.
Nous ne cherchons donc pas à appliquer mécaniquement une liste de « problèmes connus » à chaque voiture que nous rencontrons. Nous cherchons à comprendre l’exemplaire qui se trouve réellement devant nous.
Alors, aurions-nous acheté cette Mini ?
Oui. Mais certainement pas les yeux fermés.
Le carnet d’entretien était complet et à jour depuis sa mise en circulation en 2010, avec un suivi clair et l’utilisation de pièces neuves d’origine BMW. Les nombreuses factures permettaient en effet de retracer précisément l’entretien et les interventions réalisées au cours de la vie du véhicule, qui n’avait par ailleurs jamais été accidenté.
Cela ne faisait évidemment pas disparaître les risques liés à cette génération et à cette motorisation, mais permettait de les apprécier beaucoup plus précisément.
Nous aurions toutefois fait une offre inférieure aux 8 400 € initialement souhaités par le propriétaire. Notre analyse nous conduisait à proposer un prix qui correspond finalement au prix auquel le véhicule a été vendu. Le prix de vente final n’est pas communiqué à la demande conjointe du vendeur et de l’acheteur. Nous respectons naturellement cette confidentialité.
Dans tous les cas, qu’il s’agisse de ce modèle comme d’un autre, un véhicule doit être vu et essayé avant toute décision finale !
Que les réparations soient déjà réalisées ou restent à prévoir, qu’il existe beaucoup de factures ou au contraire très peu de documents, l’entretien doit être effectué avec sérieux et rigueur. Il faut également prévoir un budget suffisant pour les éventuels travaux : sur une automobile ancienne ou complexe, la main-d’œuvre peut rapidement représenter une part importante de la facture.
Et surtout, l’historique et l’état réel d’un exemplaire comptent souvent davantage que la réputation générale de son modèle.
Vous avez trouvé une automobile qui vous plaît, mais vous ne savez pas si elle mérite réellement votre argent ?
C’est précisément le rôle de Steering Wheel.
Nous analysons le véhicule, son historique, son état, son positionnement sur le marché et les éléments disponibles, afin de vous permettre de prendre une décision d’achat éclairée.
Parce qu’une bonne automobile n’est pas nécessairement une bonne affaire. Et qu’une automobile réputée difficile n’est pas nécessairement à fuir. Tout dépend de l’exemplaire.

